Notre protocole, open source
WarrenGuard
Le protocole VPN nouvelle génération qui se fond dans le web. Construit sur QUIC, pensé pour l'obfuscation d'abord, publié sous licence AGPL-3.0.
Pourquoi un protocole ?
Les protocoles VPN classiques chiffrent, c'est très bien. Mais ils ont un vilain défaut : on les reconnaît. Sur un réseau, une connexion WireGuard ou OpenVPN a une signature identifiable dès les premiers paquets. Or ce qu'on peut reconnaître, on peut le bloquer. Et je n'aime pas la captivité numérique, que ce soit celle des hôtels, des aéroports, des trains, des cafés, des entreprises de contrôle, voire de pays entiers.
WarrenGuard prend le problème à l'envers. Au lieu de chiffrer puis d'essayer de se cacher, il est construit dès le départ sur QUIC, le protocole qui transporte déjà une énorme partie du web moderne. Pour un observateur extérieur, une connexion Warren ressemble à du HTTP/3 ordinaire : le même trafic que produit ton navigateur quand tu regardes une vidéo.
L'obfuscation, c'est donc le protocole lui-même : il n'y a aucun mode furtif à activer dans les réglages.
Ce que ça change pour toi
- Là où les VPN classiques sont bloqués, Warren continue de passer : ton trafic ne présente rien qui le distingue de la navigation de tous les jours.
- Un chiffrement moderne de bout en bout du tunnel : TLS 1.3, le standard qui protège déjà ta banque et ta messagerie.
- Chaque serveur de sortie s'identifie par une clé cryptographique que ton app vérifie directement, sans autorité de certification ni tiers de confiance.
Sous le capot
Voici les choix techniques qui déterminent WarrenGuard. Ils sont détaillés dans le Livre blanc.
- Transport QUIC (RFC 9000) : les paquets IP voyagent en 1:1 dans des trames DATAGRAM (RFC 9221), non fiables et non ordonnées, donc sans head-of-line blocking. Les streams fiables ne servent qu'à la poignée de main. Contrôle de congestion BBR.
- Poignée de main TLS 1.3 uniquement, en Raw Public Keys (RFC 7250) : l'identité d'un nœud est une clé Ed25519 vérifiée directement, sans autorité de certification. Aucune PKI à compromettre.
- SNI-split actif par défaut : le ClientHello est fragmenté sur deux paquets Initial paddés, ce qui neutralise l'extraction passive du SNI sur QUIC (attaque publiée en 2025). Et aucun certificat client n'est demandé : rien à repérer par sondage actif.
- Mode cover domain optionnel : le nœud présente un certificat X.509 ordinaire (ACME / Let's Encrypt) pour un domaine plausible ; l'identité Warren se prouve à l'intérieur du tunnel.
- Multi-hop scellé : sessions HPKE (RFC 9180, X25519 + ChaCha20-Poly1305) à travers un relais cryptographiquement aveugle. Le relais transporte sans pouvoir lire ; la sortie voit le relais, pas ton IP. Intégré au moteur, déployé progressivement sur le réseau.
- DAITA disponible : défense contre l'analyse de trafic assistée par IA, basée sur le framework maybenot (université de Karlstad / Mullvad), négociée par session.
- Migration de connexion QUIC activée côté relais (bascule Wi-Fi / 4G sans coupure) mais désactivée côté sortie : on n'offre pas de primitive de corrélation temporelle.
- Le code est public : n'importe qui peut lire, auditer et compiler le moteur.
Le code est public
WarrenGuard est publié sous licence AGPL-3.0. Les formats d'échange sont verrouillés par des vecteurs de test partagés (golden vectors) : chaque implémentation est validée contre les mêmes octets.
